4 h 40 de vidéo par jour : comment les entrepreneurs français transforment cette habitude en outils de vente
En France, les contenus vidéo occupent désormais une place centrale dans la vie quotidienne. Selon l’étude “Tendances audio-vidéo 2025” présentée par l’Arcom, les Français passent en moyenne 4 h 40 par jour devant un écran vidéo, tous usages confondus. Chez les 15-24 ans, ce chiffre grimpe à plus de 5 h 20, principalement sur smartphone, devenu le premier équipement du foyer devant la télévision.
Cette immersion permanente se traduit directement dans les comportements d’achat. La Fevad estime qu’un Français sur trois a déjà acheté un produit via un réseau social, tandis que des analyses récentes de social commerce indiquent qu’environ la moitié des internautes français ont déjà commandé un article après l’avoir vu sur une plateforme sociale. Autrement dit, regarder des vidéos ne sert plus seulement à se divertir; c’est devenu un moment clé du parcours d’achat.
Pour les entrepreneurs, TPE et freelances, cette bascule change la donne. Des sites comme Tecyom ou Essor Media décrivent déjà des modèles comme le drop-servicing ou le no-code; la vidéo ajoute une couche supplémentaire très concrète: celle de la preuve. Avis clients filmés, démonstrations express, mini-formations, réponses filmées aux objections… La question n’est plus “faut-il faire de la vidéo ?”, mais “quelles vidéos, pour quelle étape du tunnel de vente ?”.
Pourquoi la vidéo est devenue la norme de la preuve pour les petits business ?
La vidéo coche trois cases que le texte et l’image fixe remplissent rarement en même temps: la preuve, l’émotion, et la pédagogie. Elle montre le produit en action, met un visage sur une promesse et permet de répondre à plusieurs objections en une seule séquence. Ce n’est pas un hasard si, selon une synthèse HubSpot, 89 % des entreprises utilisent désormais la vidéo comme outil marketing et 45 % des marketeurs la considèrent comme le format le plus performant.
Pour un plombier, une avocate ou un e-commerçant de niche, cette “norme de la preuve” peut prendre des formes très simples. Une vidéo de 30 à 60 secondes montrant une intervention avant/après, une explication claire d’un point de droit récurrent, ou une démonstration de produit en gros plan a souvent plus d’impact qu’un long texte. C’est d’autant plus vrai que les Français consomment l’essentiel de ces vidéos sur mobile, dans des contextes de micro-attention où chaque seconde compte.
Autre élément structurant: la montée en puissance du social commerce. Une étude de la Fevad montrait déjà en 2022 que 31 % des Français avaient acheté un produit via un réseau social,tandis que des analyses plus récentes estiment que près de 50 % des internautes ont déjà craqué après avoir vu un produit sur ces plateformes.Dans ce paysage, la vidéo n’est plus un “bonus” mais la matière première de la vitrine commerciale.
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À quoi ressemble une petite bibliothèque vidéo dans une TPE ou une PME ?

Contrairement à l’image du “studio YouTube” ultra-équipé, beaucoup de petites structures s’en sortent avec une organisation très raisonnable. Les entreprises françaises ont d’ailleurs compris l’enjeu: plus de 75 % des TPE/PME jugent désormais indispensable leur présence en ligne. La vidéo vient compléter ce socle, souvent sous la forme d’une petite bibliothèque maison, alignée sur le tunnel de vente.
Chez un plombier de province, cette bibliothèque peut par exemple se structurer ainsi: quelques vidéos “preuve” de dépannages réussis, une courte présentation filmée de l’équipe, une mini-explication des différences de devis, et deux ou trois tutoriels très simples pour rassurer sur l’entretien. Une avocate en droit de la famille, elle, mettra plutôt l’accent sur des vidéos FAQ, une présentation de sa façon de travailler, et des formats longs de type webinaire qu’elle découpera ensuite en capsules. Un e-commerce de niche (café de spécialité, cosmétiques solides, accessoires techniques) combinera démonstrations produit, coulisses de la logistique et témoignages clients filmés en mode “selfie”.
Pour que cet ensemble reste exploitable, la clé est d’adopter dès le départ une logique de catalogage: nommer les fichiers selon l’étape du tunnel (Découverte, Preuve, Décision, Fidélisation), indiquer la durée, la cible, le lieu de tournage, et noter l’URL ou la page où la vidéo sera intégrée. C’est souvent à ce stade que l’on se rend compte de l’importance de la taille des fichiers et de leur format, d’où l’intérêt d’intégrer assez tôt un convertisseur vidéo mp4 dans le flux de travail, afin de disposer de versions légères adaptées au web sans devoir tout retourner.
Quelle stack minimale pour produire sans se ruiner ?
Bonne nouvelle: la barrière à l’entrée technique est beaucoup plus basse qu’il y a cinq ans. Un smartphone récent, un micro cravate filaire, une petite lumière continue et un trépied suffisent pour produire l’immense majorité des vidéos nécessaires à une TPE. Une étude sur la digitalisation des entreprises montre d’ailleurs que 46 % des PME placent les réseaux sociaux parmi leurs principaux outils marketing, ce qui implique un besoin régulier de contenus vidéo simples, tournés en conditions réelles.
Côté son, un micro cravate branché sur le téléphone ou un petit micro USB suffit pour la plupart des tournages. La lumière peut venir d’une fenêtre bien placée complétée par un panneau LED d’entrée de gamme. L’important est moins le matériel que la répétabilité: être capable de tourner régulièrement, avec un rendu suffisant pour que la parole soit claire et les gestes lisibles.
Vient ensuite la question des fichiers. Pour ne pas exploser la bande passante de votre site ni votre forfait d’hébergement, prenez l’habitude de repasser vos tournages bruts dans un convertisseur vidéo mp4, afin d’obtenir des versions optimisées pour le web et faciles à intégrer sur vos pages. Un outil en ligne comme Adobe Express permet par exemple de rogner, sous-titrer et exporter en quelques clics des vidéos adaptées au mobile, sans passer par une suite de montage lourde. Le même fichier source peut ainsi donner une version courte pour les réseaux sociaux, une version plus longue pour votre page “À propos” et un extrait très ciblé pour une landing page.
Dernier maillon, l’organisation: prévoir un dossier partagé (cloud ou NAS) avec une arborescence simple par étape de tunnel et par langue, une feuille de calcul de suivi des vidéos publiées et quelques gabarits de scripts. L’objectif est que chaque nouvelle vidéo ait une place évidente dans l’écosystème, et ne reste pas bloquée sur un téléphone ou un bureau local.
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Note : une stack vidéo minimale pour TPE/PME
- Un smartphone récent et un trépied stable.
- Un micro cravate basique et une petite lumière continue.
- Un système de sauvegarde simple (cloud ou disque externe).
- Un outil de montage léger et un système de nommage clair des fichiers.
Comment structurer la production selon le tunnel de vente ?
Pour sortir des conseils vagues, il est utile de raisonner en nombre de vidéos par étape du tunnel de vente, plutôt qu’en “volume global” de contenus. L’idée n’est pas d’atteindre une perfection théorique, mais d’avoir un plan de base que l’on peut ensuite enrichir.
- Attention / Découverte
Objectif: être vu par des personnes qui ne vous connaissent pas encore.
Pour une TPE, il est réaliste de viser 3 à 5 vidéos courtes, très simples, centrées sur: qui vous êtes, ce que vous faites, pourquoi votre approche est différente. Formats typiques: 15 à 45 secondes, sous-titres obligatoires, tournés en vertical pour les réseaux. - Intérêt / Preuve
C’est ici que la vidéo révèle son potentiel. Prévoyez 5 à 10 vidéos qui montrent: avant/après, coulisses, démonstrations, réponses filmées aux objections fréquentes. Ces contenus nourrissent aussi bien vos pages de site que vos emails ou messages privés. Un passage systématique dans un convertisseur vidéo mp4 permet de générer une version “lite” pour votre site et une version “social media” pour les plateformes, sans dégrader l’expérience utilisateur. - Décision / Conversion
À ce stade, l’internaute hésite entre vous et un concurrent. Quelques vidéos clés peuvent faire la différence: un témoignage client filmé, une visite guidée de l’offre, une explication de votre process ou de vos garanties. Ici aussi, il est pertinent de produire plusieurs variantes à partir d’une même captation, en les exportant via un convertisseur vidéo mp4 pour adapter la durée et le format à chaque canal (page de vente, email, message WhatsApp, etc.). - Fidélisation / Recommandation
Enfin, 3 à 5 vidéos de suivi suffisent souvent: onboarding client, conseils post-achat, nouveautés expliquées, remerciements personnalisés. Techniquement, les mêmes bases s’appliquent: tournage léger, montage simple, fichiers standardisés. En intégrant un convertisseur vidéo mp4 dans votre routine de fin de tournage, vous vous assurez de disposer à la fois d’un master de bonne qualité et de versions allégées prêtes à être diffusées sans pénaliser la vitesse de chargement de vos pages.
Pour une TPE, un “kit de départ” raisonnable peut donc tourner autour de 15 à 25 vidéos réparties dans le tunnel, produites en quelques sessions de tournage bien préparées. Une fois ce socle en place, il devient beaucoup plus simple d’ajouter ponctuellement de nouveaux contenus pour répondre à une question fréquente, accompagner un lancement ou tester un nouveau canal.
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Conclusion : passer de la consommation passive à la stratégie vidéo
Les 4 h 40 quotidiennes de vidéo consommées par les Français ne sont pas qu’un symptôme d’“économie de l’attention”. Elles représentent aussi une opportunité pour les entrepreneurs qui acceptent de traiter la vidéo comme un outil de travail, pas comme un gadget créatif. En alignant quelques statistiques simples (temps passé, taux d’achat après exposition, place des réseaux sociaux dans le marketing des PME) sur une réflexion concrète par étape du tunnel de vente, il est possible de bâtir une stratégie sobre mais efficace.
La clé n’est pas de produire sans fin, mais de constituer progressivement une petite bibliothèque de vidéos maison, directement reliées aux moments clés du parcours client: découverte, preuve, décision, fidélisation. Avec un minimum de matériel, une organisation claire des fichiers et quelques réflexes de base, même un solo-entrepreneur peut transformer son smartphone en véritable outil commercial.
Au fond, les entrepreneurs qui tireront le mieux parti de cette nouvelle norme ne seront pas ceux qui publient le plus, mais ceux qui savent quoi filmer, pourquoi, pour qui, et où placer chaque vidéo dans leur écosystème. Le reste n’est qu’exécution.
FAQ
Faut-il être à l’aise devant la caméra pour utiliser la vidéo comme levier business ?
Pas forcément. Beaucoup de TPE commencent avec des vidéos “voix off” sur des images, des démonstrations filmées sans montrer le visage ou des interviews de clients. L’important est la clarté du message et la régularité.
Combien de temps doivent durer les vidéos pour être efficaces ?
La majorité des formats d’acquisition fonctionnent bien entre 15 secondes et 2 minutes. Pour des contenus de preuve ou de formation, des vidéos de 3 à 10 minutes peuvent être pertinentes, à condition d’être bien structurées.
Est-ce que la vidéo est adaptée à tous les secteurs d’activité ?
Oui, à condition d’adapter l’angle: démonstration concrète pour les métiers techniques, décryptage pour les professions intellectuelles, coulisses et fabrication pour les artisans, scénarios d’usage pour les services.
Que faire si je n’ai pas le temps de monter mes vidéos ?
Commencez par des formats très simples: une seule prise, un cadrage fixe, peu ou pas de montage. Vous pouvez ensuite externaliser une partie du montage ou utiliser des outils en ligne qui automatisent le découpage et le sous-titres.
Comment savoir quelles vidéos produire en premier ?
Listez vos questions clients les plus fréquentes, vos objections récurrentes et les moments décisifs du parcours d’achat. Ce sont des candidats naturels pour les premières vidéos, avant d’envisager des formats plus ambitieux.