Capillum franchit la barre des 500 000 € de chiffre d’affaires en 2024

Capillum franchit la barre des 500 000 € de chiffre d’affaires en 2024

La jeune entreprise spécialisée dans le recyclage capillaire affiche une dynamique de croissance solide en 2024, avec un chiffre d’affaires franchissant la barre symbolique des 540 000 €. Les indicateurs financiers montrent une activité en expansion, mais également plusieurs tensions structurelles qui accompagnent ce type de montée en puissance. Voici ce que révèlent les chiffres.

Un chiffre d’affaires en hausse et une activité qui s’intensifie

Capillum clôt l’année 2024 avec 541,6 k€ de chiffre d’affaires, contre 415,4 k€ en 2023, soit une progression de +30,38 %. Ce rythme confirme l’intérêt croissant des salons de coiffure, des collectivités et des entreprises pour le recyclage des cheveux.

Cette croissance est également visible à travers la marge brute, qui passe de 294,4 k€ à 328 k€, soit +11,41 %, témoignant d’un volume d’activité plus important, même si la hausse est moins rapide que celle du chiffre d’affaires. Cela laisse penser à une augmentation des coûts directs (collecte, logistique, traitement), logique dans une phase d’expansion.

Le résultat d’exploitation suit une trajectoire cohérente : 27,85 k€, contre 23,85 k€ l’an passé (+16,80 %). Le modèle montre sa capacité à générer des bénéfices même en phase d’investissement.

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Des profits en progression mais un taux de profitabilité qui se tasse

Le résultat net atteint 28,78 k€ en 2024, en hausse de +16,44 %. Cela reste une performance notable pour une entreprise encore jeune sur un marché émergent comme la valorisation capillaire.

Pour autant, le taux de profitabilité recule légèrement :

  • 0,06 → 0,05, soit –10,69 %.

Ce léger recul peut être interprété comme une pression sur les marges, liée à des coûts plus élevés (recrutements, logistique, nouveaux équipements) pour soutenir la croissance. Rien d’alarmant, mais un signal classique des entreprises qui se structurent.

L’EBITDA progresse aussi, passant de 44,2 k€ à 48,9 k€ (+10,63 %), preuve que l’activité génère de la valeur opérationnelle malgré l’augmentation des dépenses.

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Une trésorerie sous tension malgré l’augmentation des revenus

Le point le plus marqué reste la baisse forte de la trésorerie :

  • 16,7 k€ → 4,01 k€, soit –76 %.

Cette contraction indique que Capillum a réinvesti massivement, possiblement dans :

  • le renforcement de son réseau de collecte,
  • des machines de traitement,
  • des équipes supplémentaires,
  • ou des campagnes commerciales pour accélérer l’adoption de son service.

À cela s’ajoute un BFR en forte hausse :

  • 76 k€ → 128,3 k€ (+68,82 %),
    ce qui signifie que l’entreprise a plus de fonds immobilisés dans les stocks, créances ou coûts liés au cycle d’exploitation.

Ces deux éléments soulignent que la croissance coûte cher, et que l’organisation doit stabiliser ses flux financiers.

Une structure financière qui se renforce mais s’alourdit à long terme

Capillum augmente ses dettes à plus d’un an :

  • 96,1 k€ → 142,2 k€, soit +47,97 %.

Ce recours à la dette longue permet de financer l’expansion sans fragiliser immédiatement l’exploitation, mais il entraîne mécaniquement une hausse de l’endettement global :

  • 159 k€ → 181,9 k€ (+14,40 %).

Ce niveau reste contrôlé pour une entreprise de cette taille, surtout au vu du taux de rentabilité élevé :

  • 22,59 % → 24,79 %.

Cette progression indique que chaque euro investi rapporte davantage qu’en 2023, signe d’une stratégie cohérente et d’un marché réceptif.

Chris Sabian

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