Qui veut être mon associé 2025 : comment s’inscrire ?

Qui veut être mon associé 2025 : comment s’inscrire ?

Chaque année, l’émission Qui veut être mon associé ? attire des milliers d’entrepreneurs en quête d’investissements et de visibilité. Diffusée sur M6, elle met en relation des porteurs de projets et des investisseurs de renom prêts à miser leur argent sur les entreprises les plus prometteuses. La saison 5, lancée le 5 février 2025, a déjà trouvé ses candidats. Mais pour espérer être retenu pour la saison 6 prévue en 2026, il est nécessaire de déposer sa candidature dès maintenant. Voici un guide détaillé qui explique comment s’inscrire et surtout comment mettre toutes les chances de son côté pour séduire le jury.

Passer dans « Qui veut être mon associé »: où et quand s’inscrire ?

L’inscription à Qui veut être mon associé ? ne se fait pas à la dernière minute. La production ouvre les candidatures plusieurs mois avant le tournage afin de pouvoir analyser soigneusement chaque projet. Les entrepreneurs doivent se rendre directement sur le site officiel de M6 ou sur la plateforme M6+, où un formulaire en ligne est mis à disposition. C’est là que commence la première étape de sélection : présenter son projet de manière claire et convaincante.

Pour la saison 6, prévue en 2026, les inscriptions sont déjà accessibles depuis 2025. Attendre trop longtemps peut être un mauvais choix : la présélection démarre en coulisses bien avant que l’émission ne soit diffusée. Ceux qui postulent tôt augmentent leurs chances de figurer parmi les candidats convoqués pour un premier échange.

Chaque année, la production reçoit un volume impressionnant de candidatures. On estime qu’il y a plusieurs milliers de dossiers déposés pour seulement quelques dizaines de candidats sélectionnés à l’écran. Le taux d’acceptation est donc inférieur à 5 %, ce qui montre à quel point la compétition est rude. Pour se distinguer, il est impératif de ne pas envoyer un dossier superficiel, mais de proposer un contenu structuré, chiffré et attractif.

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Dossier d’inscription : ce que la production attend vraiment

Un simple formulaire rempli à la hâte ne suffit pas. La production cherche à identifier des projets solides qui peuvent à la fois séduire les investisseurs et captiver les téléspectateurs. Le dossier doit contenir plusieurs volets complémentaires.

  • L’histoire du projet : les producteurs veulent comprendre qui se cache derrière l’idée. Il faut préciser le contexte de création, les motivations personnelles et les étapes franchies depuis le lancement. Un récit authentique, où l’entrepreneur explique sa vision et les obstacles surmontés, capte l’attention.
  • Les chiffres clés : aucun investisseur ne s’engage sans données concrètes. Le dossier doit détailler le chiffre d’affaires actuel ou prévisionnel, la croissance enregistrée, le nombre de clients déjà conquis, ainsi que les marges. Même un chiffre d’affaires modeste peut séduire, s’il est associé à une progression régulière.
  • Le besoin en financement : il est nécessaire d’indiquer le montant exact recherché et la part de capital proposée en échange. Une demande cohérente par rapport à la taille et au potentiel de l’entreprise renforce la crédibilité du projet.
  • Une vidéo de présentation : la production demande souvent un pitch vidéo d’environ une minute trente. Cet exercice permet de juger de la capacité de l’entrepreneur à capter l’attention, à être convaincant et à incarner son projet devant les caméras.

Lors des précédentes saisons, les candidats qui ont le mieux réussi étaient ceux capables de démontrer une traction commerciale réelle. Par exemple, une start-up affichant un chiffre d’affaires supérieur à 100 000 € dès la première année ou une croissance mensuelle de 15 à 20 % a beaucoup plus de chances de passer la première étape. À l’inverse, un dossier vide de chiffres a très peu de chance d’être retenu.

Sélection redoutable : comment franchir la première étape ?

La première sélection est faite par l’équipe de production uniquement sur la base du dossier. Les projets sont analysés sous deux angles : la viabilité économique et l’intérêt télévisuel. En effet, il ne s’agit pas seulement de trouver des entreprises rentables, mais aussi des histoires capables de séduire un large public.

Les candidats présélectionnés sont ensuite conviés à un entretien individuel. Cet échange est une sorte de répétition générale où l’entrepreneur doit prouver qu’il sait présenter son projet avec clarté et assurance.

Pour passer ce cap, il est indispensable de savoir résumer en quelques minutes :

  • la valeur ajoutée du produit ou service : quel problème il résout concrètement et pourquoi il se démarque des solutions existantes ;
  • les preuves de traction commerciale : chiffre d’affaires, précommandes, partenariats déjà obtenus, communauté active ;
  • la cohérence entre la demande de financement et le développement envisagé : un projet qui demande 500 000 € mais qui n’a ni clients ni prototype aura peu de crédibilité.

À l’inverse, un entrepreneur capable de prouver qu’il possède déjà 1 000 clients actifs, un brevet en cours de validation ou un partenariat avec une grande enseigne a beaucoup plus de chances de convaincre la production.

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Le pitch devant les investisseurs : comment convaincre à l’écran ?

La phase décisive reste la présentation face aux investisseurs, filmée et diffusée à l’écran. Ici, l’entrepreneur dispose de quelques minutes pour convaincre et doit ensuite répondre à des questions parfois très directes.

Les ingrédients d’un pitch réussi sont clairs :

  • Exposer un problème réel : commencer par une phrase qui illustre la difficulté rencontrée par les clients et que le projet résout.
  • Apporter des chiffres précis : taille du marché, marge brute, coût d’acquisition client, répartition du chiffre d’affaires. Ces données rassurent et montrent la maîtrise du projet.
  • Développer une vision long terme : expliquer où l’entreprise peut être dans trois à cinq ans, quel est le potentiel de croissance et comment l’investissement demandé sera utilisé.

Lors des saisons passées, certains secteurs ont particulièrement retenu l’attention des investisseurs. La foodtech, la santé connectée et la mode durable figurent parmi les favoris. En France, ces domaines cumulent chaque année plus d’un milliard d’euros de levées de fonds, ce qui illustre leur attractivité et explique l’intérêt qu’ils suscitent dans l’émission.

Combien peut-on obtenir grâce à l’émission ?

Contrairement à l’idée que la télévision met en avant des investissements spectaculaires, les montants proposés sont réalistes et adaptés au stade de développement des entreprises. La majorité des accords conclus oscillent entre 50 000 € et 500 000 €, avec une prise de participation comprise entre 5 % et 40 % du capital.

Un exemple marquant remonte à la saison 4 : une start-up spécialisée dans les boissons sans alcool a convaincu un investisseur d’apporter 200 000 € en échange de 20 % du capital, valorisant ainsi l’entreprise à 1 million d’euros.

Ces chiffres s’alignent sur le marché français des levées de fonds précoces. Les tickets moyens des levées de type seed (amorçage) se situent généralement entre 300 000 € et 700 000 €, ce qui montre que l’émission fonctionne comme une porte d’entrée vers l’investissement professionnel.

Visibilité télé : pourquoi candidater même sans accord ?

Même si l’investissement n’est pas obtenu, le passage à l’écran représente une opportunité médiatique rare. Le lancement de la saison 5 a attiré 1,68 million de téléspectateurs, soit près de 9 % de part d’audience.

Pour un entrepreneur, cette exposition équivaut à une campagne publicitaire gratuite d’une valeur estimée à plusieurs centaines de milliers d’euros. Certaines entreprises qui n’avaient pas convaincu les investisseurs ont vu leur chiffre d’affaires exploser dans les semaines suivant la diffusion, simplement grâce à la notoriété acquise auprès du grand public.

Ainsi, même sans accord financier, l’émission peut servir de tremplin pour trouver des clients, séduire d’autres investisseurs ou nouer de nouveaux partenariats.

Chris Sabian

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