Avis closing mastery : cette formation n’est utile que si vous remplissez ces conditions !
Lancée avec l’ambition de professionnaliser les vendeurs indépendants du web, la formation Closing Mastery séduit de plus en plus de Français en quête d’autonomie financière. Derrière les témoignages élogieux se cachent pourtant des avis plus nuancés : certains diplômés affirment avoir triplé leurs revenus, d’autres parlent d’une formation trop exigeante pour les novices. Alors, faut-il réellement remplir certaines conditions pour en tirer profit ?
Pourquoi Closing Mastery intéresse autant de candidats à la reconversion ?
Dans un contexte où la vente à distance et les métiers indépendants se multiplient, le closing est devenu un débouché attractif. D’après une étude du cabinet Xerfi (2024), près de 32 % des autoentrepreneurs en reconversion commerciale s’orientent vers le closing, un métier consistant à conclure des ventes à forte valeur ajoutée pour le compte d’entreprises ou de coachs.
Closing Mastery promet de former ces futurs closers en quelques mois, à travers un programme intensif financé par le CPF, articulé autour de trois axes : psychologie de vente, communication persuasive et gestion du cycle client.
Mais cette promesse attire un public très varié, parfois éloigné des réalités du métier. « Beaucoup s’inscrivent sans savoir ce qu’implique réellement le closing », confie un ancien formateur du programme. « Ce n’est pas une formation théorique, mais un entraînement exigeant à la performance commerciale. »
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Une méthode structurée mais exigeante : l’expérience compte plus que la motivation
Le cursus s’adresse avant tout à ceux qui ont déjà touché de près au commerce, à la prospection ou au marketing. Les statistiques internes de la formation montrent que près de 68 % des stagiaires ayant déjà une expérience en vente signent leurs premiers contrats dans les trois mois suivant la certification.
À l’inverse, les profils totalement débutants rencontrent souvent des difficultés à assimiler le langage commercial, à gérer la pression ou à créer de la confiance lors d’un entretien de vente.
L’enseignement repose sur des simulations d’appels, des jeux de rôles et des séances de coaching individuel. Les plus assidus peuvent consacrer jusqu’à 20 heures par semaine aux exercices pratiques. L’objectif est de reproduire des conditions de closing réelles, avec des objections, des refus et des relances.
Ce rythme soutenu en décourage plus d’un : selon les estimations de l’équipe pédagogique, environ 35 % des inscrits abandonnent avant la fin du programme, principalement par manque de préparation ou d’endurance mentale.
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Le profil idéal : un setter ou un commercial aguerri
Closing Mastery n’est pas pensée comme une formation d’initiation. Elle correspond davantage à un niveau intermédiaire à avancé, adapté aux setters (prospecteurs téléphoniques) ou aux commerciaux souhaitant se spécialiser dans la vente haut de gamme.
Ces profils possèdent déjà des bases solides en communication interpersonnelle, en écoute active et en gestion de l’objection, des atouts indispensables pour performer dans la suite du parcours.
Un sondage interne réalisé auprès de 450 anciens participants révèle que 72 % des anciens setters ayant suivi le programme ont amélioré leurs résultats de vente d’au moins 30 % en six mois. En revanche, les débutants affichent une progression moyenne de seulement 9 %, souvent insuffisante pour en faire une activité stable.
Ce fossé illustre bien que la réussite ne dépend pas de la formation seule, mais de la maturité commerciale et de la capacité d’adaptation de chaque élève.
Un état d’esprit de compétiteur : la condition sine qua non pour réussir
L’un des aspects les plus sous-estimés du closing est l’aspect psychologique. Le closer n’a pas un poste de vendeur traditionnel : il doit convaincre, négocier et conclure, souvent sous pression.
La formation insiste donc fortement sur la mentalité de challenge, un paramètre que peu de candidats mesurent avant de s’inscrire. « On ne cherche pas des gens motivés, on cherche des gens endurants », résume un coach de Closing Mastery.
Les meilleurs résultats proviennent de ceux qui abordent chaque appel comme une compétition. D’après les données internes publiées en 2024, les apprenants qui s’entraînent au moins trois heures par jour obtiennent des taux de conversion 2,7 fois supérieurs à ceux qui se contentent de suivre les cours sans pratique régulière.
Cette discipline demande un vrai sens de la rigueur et un goût du dépassement. Le closing est un métier où le rejet fait partie du quotidien. Sans une résilience psychologique solide, la formation devient difficile à suivre jusqu’au bout.
Formation complète, mais pas universelle : une opportunité sélective
Le grand atout de Closing Mastery réside dans son contenu dense et son accompagnement sur-mesure. Chaque participant bénéficie d’un suivi personnalisé, de sessions de coaching individuel et d’un accès à une communauté d’apprenants actifs.
Les exercices sont concrets : analyses de scripts, enregistrements d’appels réels, feedbacks en direct. Cette pédagogie immersive donne d’excellents résultats pour ceux qui s’y investissent à fond.
Mais elle devient contre-productive pour les personnes qui recherchent une simple formation théorique ou un parcours passif.
Le modèle économique du closing repose sur la performance : plus on conclut de ventes, plus on gagne. Selon le rapport de 2024 sur les métiers indépendants digitaux, un closer confirmé peut atteindre entre 3 000 et 6 000 euros mensuels, avec des commissions représentant 10 à 20 % du chiffre d’affaires généré.
Cependant, ces revenus sont loin d’être garantis : ils dépendent du volume de leads disponibles, de la capacité à convertir et du temps consacré à la prospection.
Closing Mastery : une formation à aborder comme un engagement professionnel
L’une des erreurs fréquentes consiste à considérer Closing Mastery comme un simple tremplin vers l’indépendance. Or, le closing est un métier à part entière, avec ses codes, ses exigences et sa logique de résultat.
La formation n’a donc de sens que si l’on envisage une carrière commerciale durable. Ceux qui s’y inscrivent dans une optique de court terme risquent de se heurter à la réalité du terrain.
Pour ceux qui s’investissent pleinement, Closing Mastery constitue en revanche une porte d’entrée sérieuse vers la vente haut de gamme, un secteur encore en plein développement. Le marché français du closing représentait environ 45 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2024, selon une estimation du cabinet DataValue.
Avec la généralisation des services digitaux et des offres en ligne à forte valeur, cette spécialité pourrait connaître une croissance annuelle moyenne de 12 % d’ici 2027, à condition que les professionnels formés maintiennent un niveau d’exigence élevé.