Youdji : comment fonctionnent les prix et commissions ?
Le modèle économique des plateformes UGC intrigue autant les créateurs que les annonceurs. Youdji, positionnée comme un intermédiaire entre marques et producteurs de contenus vidéo, affiche une promesse simple : aucun abonnement, une liberté tarifaire totale pour les créateurs et une rémunération basée sur commission. Derrière cette apparente simplicité, les mécanismes de prix méritent une lecture attentive.
Les montants facturés varient fortement, les écarts entre devis peuvent surprendre, et la compréhension des commissions conditionne la rentabilité d’une collaboration. Pour éviter les malentendus, il est indispensable de savoir qui fixe les prix, qui paie quoi, et ce que recouvrent réellement les montants annoncés.
La fixation des tarifs sur Youdji
Sur Youdji, le prix d’une vidéo n’est jamais imposé par la plateforme. Chaque créateur définit lui-même son tarif, en fonction de son niveau d’expérience, de son volume de demandes et de la nature du contenu attendu.
Dans les faits, les montants observés débutent souvent autour de 80 à 100 euros pour une vidéo courte et simple. Les profils plus expérimentés affichent des tarifs supérieurs, qui peuvent dépasser 150 euros, notamment lorsque le contenu nécessite un travail plus élaboré ou une forte exposition de l’image du créateur.
Cette liberté explique la diversité des prix visibles sur la plateforme.
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Le contenu réel derrière le prix affiché
Le tarif annoncé par un créateur correspond le plus souvent à une vidéo brute, réalisée à partir d’un brief précis. Cette prestation inclut généralement le tournage et la livraison du fichier principal, sans traitement avancé.
Le montage final, l’adaptation aux formats publicitaires ou l’ajout de sous-titres ne sont pas systématiquement inclus. Ces prestations sont proposées séparément, ce qui explique les variations significatives entre le prix de départ et le montant final payé par la marque.
Les services additionnels fréquemment facturés
Les options complémentaires constituent une part importante du budget sur Youdji. Elles sont activées à la demande de l’annonceur et s’ajoutent au tarif initial du créateur.
Parmi les ajouts les plus courants figurent la fourniture des rushs vidéo, facturée autour de 50 dollars bruts, ainsi que les demandes de modifications, souvent tarifées entre 15 et 30 dollars par intervention.
Un projet initialement affiché à 100 euros peut ainsi atteindre 150 euros ou plus, selon le nombre d’options retenues.
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Le prélèvement appliqué aux créateurs
Youdji ne facture aucun droit d’entrée aux créateurs. L’accès à la plateforme est gratuit, mais un prélèvement de 20 % est appliqué sur chaque collaboration conclue.
Ce pourcentage est déduit directement des gains du créateur. Une vidéo facturée 120 euros génère ainsi 96 euros nets, le reste correspondant à la rémunération de la plateforme. Ce mode de calcul concerne l’ensemble des montants perçus, y compris les options facturées en supplément.
Les créateurs intègrent généralement ce prélèvement dans leur grille tarifaire.
Le coût final côté annonceur
Pour les marques, Youdji fonctionne sans abonnement ni engagement financier préalable. Le coût payé correspond au prix fixé par le créateur, auquel s’ajoute la commission de la plateforme.
Dans la majorité des cas, cette commission s’élève également à 20 % et apparaît lors de la validation du projet. Une vidéo affichée à 100 euros peut donc représenter une dépense finale de 120 euros, hors options complémentaires.
Ce modèle permet aux annonceurs de tester la plateforme sans frais fixes, tout en conservant une visibilité claire sur les montants engagés.
Les écarts de prix observés sur la plateforme
Les tarifs constatés sur Youdji couvrent une plage très large. Pour des vidéos UGC de 20 à 40 secondes, les prix les plus répandus se situent entre 80 et 100 euros pour un contenu simple.
Les formats plus travaillés, intégrant montage, déclinaisons ou adaptations publicitaires, dépassent régulièrement 130 euros. Certains projets internationaux affichent même des montants bruts proches de 350 dollars, avant déduction des commissions.
Ces écarts reflètent la diversité des profils présents sur la plateforme.
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La place de l’échange entre marques et créateurs
Youdji repose sur un dialogue direct entre annonceurs et créateurs. Avant validation, les deux parties peuvent échanger sur le brief, le nombre de livraisons prévues et les prestations incluses.
Cette souplesse permet d’adapter chaque collaboration aux attentes réelles, mais implique une lecture attentive des propositions. Les marques les plus expérimentées prennent le temps de clarifier chaque point avant d’engager un budget.
Les revenus nets générés par l’UGC
Après déduction de la commission, les revenus perçus par les créateurs varient fortement selon leur volume d’activité. Un créateur facturant 120 euros nets par vidéo et réalisant 20 collaborations mensuelles peut atteindre 2 400 euros avant charges.
Ce potentiel explique l’intérêt croissant pour l’UGC, malgré une concurrence accrue et des exigences de qualité de plus en plus élevées.